Hier, j’ai travaillé comme un robot. En arrivant chez moi je me suis assuré que mon téléphone soit bel et bien fermé et que la porte soit verrouillée. Ma seule connection avec le monde extérieur est ce post que j’envoie comme une bouteille à la mer. Je ne veux voir ni même parler à personne. Les verbes au passé et au présent se croisent. Le temps est fixe et la Terre tourne malgré tout.
Sur le chemin de la maison, je me suis arrêté à l’épicerie pour m’acheter un poulet chaud déjà près à être consommé et cela même si j’en avais déjà un dans le réfrigérateur que je n’avais qu’à mettre dans le micro-onde quelques secondes afin qu’il soit chaud et fumant. J’étais fatigué et le suis toujours. Je me suis réveillé en sueur à quatre heures du matin après à peine quelques heures de sommeil.
François, une très bonne connaissance à moi, est décédé en fin de semaine à l’âge de 35 ans.
François était un maudit bon gars (je sais que c’est cliché de le dire après sa mort mais je le pensais avant et le pense toujours aujourd’hui), le genre de personne qui souriait tout le temps, il était créatif et était toujours près à aider les gens. Il ne l’a pas eu facile mais a toujours su garder le moral quand même. Ces affaires commençaient à bien aller quand soudain la maladie s’est emparée de lui. Je ne le côtoyait pas régulièrement mais j’étais toujours content de le voir quand on se voyait par hasard autour d’une(des) bière(s) improvisée(ées) puisque l’on habitait plus la même région. Je sais que jusqu’à maintenant je ne suis pas très original dans ce qui est écrit ici…et bien aller voir ailleurs si vous trouvé ça plate je m’en contre fiche ! Le but est de me faire du bien. Sa mort m’a fait réalisé comme ma vie est vraiment merdique. Voilà la partie mélodramatique.
En fait, j’ai moi aussi passé très près de la mort il y a de cela quelques années et je me suis soudain souvenu de la promesse que je m’étais fait alors après avoir survécu… FAIS-TOI PAS CHIER ET PROFITE DE LA VIE AU MAXIMUM! La triste réalité m’a fait rapidement oublier l’essentiel qui est de VIVRE SA VIE COMME ON L’ENTEND! Je ne sais pas si c’est la mort de François…ou la mienne en ayant accepté ma vie de merde qui me fait réaliser que j’ai un choix à faire…soit je décide de vivre ou bien de mourir à petit feu en acceptant cette vie de mort-vivant qui est mienne depuis des lunes. Je crois avoir oublié que je souriais beaucoup plus souvent avant et que j’avais des rêves comme de visiter le plus de petits bouts possible de cette Terre.
Comme dit si bien mon ami Ensan: “Un Homme Libre est un Homme sans Dettes.” Avec les dettes l’Homme oublie de vivre il ne fait que survivre. Dans ce monde de consommation occidental on tente par tous les moyens d’atteindre des objectifs qui seront mesuré et divisé en nombres de paiements égaux étalés sur une période de temps x qui représente environ 33% de notre vie (statistique) à être confiné à se serrer la ceinture pour arriver à la fin de mois sans savoir si aujourd’hui est notre dernier jour à vivre. Que faire? Où aller? Comment faire pour atteindre mes rêves? Je suis fatigué de me poser des questions…je crois que je vais aller me coucher… peut-être que le sommeil va me redonner mes rêves en consigne pour la nuit en ayant oublié de les reprendre dès que le soleil se pointera au lever du jour…et dire que j’ai toujours voulu être au soleil 12 mois par année pour que mon bronzage reste uniforme…Est-ce que d’être constamment au soleil implique de ne plus pouvoir rêver et dormir?


