
La chronique Recettes et Rock…
novembre 25, 2007Jehane Benoit et Alex Soria, le tendre, le surdoué mort prématurément…
Je me lance dans le vide dans cette virtualité qui n’en est pas une. Je ne suis plus puceau. Je n’ai jamais eu et n’aurai jamais le courage de Chinaski, le poète altéré εγώ de Bukowski (1920-1994), ce courage d’aller au fond du baril pour me rapprocher de notre destination commune afin de mieux l’apprivoiser. J’ai bien malgré moi déjà visité la moitié de la destination statistique moyenâgeuse de notre fabuleux royaume de la fèves au lard. C’est fou comment nous avons honte de ce plat de bûcheron qui propage une odeur qui nous rappelle cette ruralité qui un jour sera la destination ultime afin de se connecter à notre εγώ et à cette paix intérieur tant recherché dans notre grande μητρόπολη, La Mourial.
Je vous suggère donc au menu pour cette première fois deux classiques, des vieilles affaires qui ont marqués notre culture et qui sont souvent passées sous silence. Une recette pour le ventre et une pour les oreilles et la culture non bactérienne.
Fêve au Lard
Voici donc la recette de fèves au lard de Jehane Benoit (1904-1985) afin de débuter l’hiver en beauté. Merci à l’Érablière du Lac Beauport pour avoir mise en ligne cette fameuse recette que je n’avais pas du tout le goût de recopier à partir de la copie du livre de Jehane Benoit, (Encyclopédie de la cuisine canadienne) de ma mère toujours aussi bien conservé par la couverture recouverte d’un bon vieux prélart (et oui en prélart !) des années 70.
1. Trier 4 tasses de fèves sèches, les laver et les faire tremper la veille, dans un grand plat rempli d’eau froide. Le matin, ne pas les égoutter, mettre au feu avec leur eau et amener tranquillement à l’ébullition. Laisser mijoter jusqu’à ce que les petites peaux de la fève se soulèvent lorsque vous soufflez dessus; ceci est un vieux truc, qui est infaillible pour vous dire si vraiment la fève est prête à cuire.
2. Lorsque les peaux se soulèvent, ce qui va prendre de 1 à 1 1/4 heures de mijotage, car j’ai bien dit mijoter– il faut à tout prix éviter de bouillir. Egoutter les fèves, réservant l’eau, et en placer 1 tasse dans le pot à fèves qui a été fortement graissé avec un morceau de lard salé. Chauffer le pot pendant quelques minutes dans le four pour que le gras fonde plus facilement lorsque vous le graissez. Ajouter, après avoir mis la tasse de fèves, 1 gros oignon rouge, pelé, entier, roulé dans 1 c. à thé de moutarde sèche. Ajouter le reste des fèves dans le pot jusqu’à ce qu’il soit presque rempli. Faire des incisions ici et là sur l à 1 1/2 1b. de lard salé (entrelardé), et l’enterrer sur le dessus des fèves. Le lard peut être coupé en petites tranches et dispersé ici et là dans les fèves, mais elles sont bien meilleures lorsque le morceau de lard salé d’une seule pièce est enterré dans les fèves.
3. Mélanger 2 tasses de cassonade, 1/3 à 2/3 de tasse de mélasse et 1 c. à table de sel, et verser le tout sur les fèves. Ajouter assez d’eau chaude de la cuisson, et plus si nécessaire, sur le tout jusqu’à ce que le pot soit rempli. Laisser une partie du lard salé paraître sur le dessus. Maintenant couvrir et cuire dans un 300º F. pendant au moins 8 heures.
4. Le jus mijote sur le dessus du pot presque toute la journée, de temps en temps vous regardez les fèves, et s’il est nécessaire, vous ajoutez un peu d’eau; mais toujours de l’eau chaude. Généralement les fèves sont mises au feu le matin pour les manger le soir. Ou bien, après le souper ou avant de préparer le souper, ce qui permet de les surveiller pendant la soirée; et si vous les faites de cette manière, pour les servir le matin, lorsqu’elles sont cuites à la fin de la soirée, fermez le feu et laissez le pot dans le four. Vous constaterez qu’elles sont encore chaudes le matin et tout-à-fait délicieuses.
“La Liberté en voyageant sur The Nils“
Maintenant je vous suggère ce qui est selon moi un des groupes les plus sous-estimé en Amérique du Nord. Formé en 1978 dans la banlieue de La Mourial mieux connue sous le nom de Saint-Hubert, son influence ne sera jamais calculée et répertoriée dans les statistiques cartésiennes et inutiles. Et dire qu’Alex Soria (1966–2004) a formé The Nils avec son frère Carlos alors qu’il n’avait que 13 ans ! Il a écrit certaines des plus belles chansons de tous les temps qui ont influencées les grands de la musique indie des I’m So Bored With The U.S.A.
Groupe: The Nils
Titre: Freedom

La Rat !!
Tu as beau te cacher dans ta bibliothèque je t’ais trouvé !!
Fellacitation pour ton texte !
Merci mon très cher Historien.
C’est en partie grâce à vous et à notre très cher Illustre Professionnel de la Bêtise Humaine si je me suis lancé dans le vide !